Cotonou a servi de cadre à un rassemblement important les 13 et 14 novembre 2025 à l’occasion du Salon des industries musicales d’Afrique francophone (SIMA), 3 ans après une première édition en terre ivoirienne.

Salon business, panels, rencontres professionnelles, etc. L’agenda de ce SIMA 2, qui a rassemblé artistes, professionnels de la musique, experts internationaux ou simples fans, venus de divers pays, était bien fourni. Placée sous le thème « Faire rayonner et financer les industries musicales d’Afrique francophone : du potentiel aux preuves », cette deuxième édition a été une tribune de réflexions, d’échanges et de collaboration pour renforcer l’impact et la visibilité de la musique et de la culture africaines. Toutes les interventions ont reflété l’ambition générale du SIMA 2 : structurer, financer et exporter les musiques d’Afrique francophone. Le défi est donc de transformer le dynamisme artistique du continent en un véritable levier économique.
Selon les organisateurs, le SIMA se positionne comme « un accélérateur d’opportunités » visant à convertir le potentiel artistique de la région en preuves concrètes de sa viabilité économique, à travers la mise en réseau des professionnels, la promotion des talents et le développement de partenariats structurants.
Entre les témoignages, les statistiques et un état des lieux des musiques africaines, on peut conclure que la musique peine à se structurer dans plusieurs pays du continent, malgré l’engouement et la passion. Les témoignages des artistes comme A’Salfo, Pit Baccardi, légende du rap français devenu producteur et cofondateur du SIMA et les membres du groupe Toofan ont permis aux participants de cerner le thème central de ce SIMA et d’apprécier les solutions concrètes pour une transformation et une rentabilité réelle des musiques africaines. Tous les panélistes et participants sont unanimes : seul, le talent ne suffit pas pour propulser les artistes et leurs créations.
Pour William Codjo, directeur général de l’Agence de Développement des Arts de la Culture du Bénin, « il faut voir comment générer toute une économie à partir de ce potentiel créatif que nous avons en Afrique francophone, notamment dans le secteur de la musique ». Pour lui, le potentiel et le talent existent, mais « une industrie, c’est une chaîne de valeur et pour produire de la richesse elle doit être financée. C’est comme dans tous les secteurs. Il faut semer pour espérer récolter », a-t-il ajouté dans des propos rapportés par l’Agence Ecofin.
L’initiative du Salon des industries musicales d’Afrique francophone (SIMA) est fondée par Mamby Diomandé. Au Bénin, la deuxième édition a été organisée grâce au soutien institutionnel du Ministère en charge du tourisme, de la culture et des arts, de l’Agence de Développement des Arts de la Culture du Bénin et de Lionel Talon, promoteur du Centre communautaire Eya basé au cœur de Cotonou.

